©Ken’s Vision
Milan a confirmé son statut de capitale mondiale de la mode. La Fashion Week consacrée au printemps-été 2026 a réuni les plus grands créateurs autour d’un même fil rouge : conjuguer héritage et extravagance. Des franges inspirées des années 1920 aux silhouettes militaires revisitées, en passant par des explosions d’or et de couleurs vives, les podiums ont montré une audace assumée qui dessine déjà les tendances de demain
Chez Ferragamo, Maximilian Davis a puisé dans l’énergie des années folles. Robes droites, tailles basses et franges rappelaient une époque insouciante, où liberté et rébellion se traduisaient en mode.
« C’était une époque où chacun se créait un espace personnel et se rebellait contre les normes sociales, et cet esprit se reflétait dans les garde-robes »
Maximilian Davis
Antonio Marras, lui, Le registre a changé avec l’uniforme, thème fort de la semaine. Prada a transformé chemises et combinaisons militaires en pièces raffinées. Chez Fendi, on a pu voir des robes chemises boutonnées ainsi que des chemisiers transparents à cols serrés, un mélange décrit comme « à la fois masculin et féminin ». Chez Versace, le jeune Dario Vitale a signé un premier vestiaire éclatant, où pantalons brillants et chemises fluo revendiquaient une extravagance « simple et élégante ».
Les détails, eux aussi, portaient l’audace : Dolce & Gabbana a élevé le pyjama rayé au rang de tenue chic. Max Mara a joué des ceintures et élastiques pour souligner la taille. « Je voulais un élément moderne pour contraster», a expliqué Ian Griffiths, styliste de la maison. Emporio Armani, lui, a opté pour des attaches façon kimono. Le glamour a trouvé son apogée chez Roberto Cavalli avec « Gold Obsession » : dentelle et jersey dorés ont incarné une esthétique précieuse et contemporaine. La marque a précisé que l’or n’était pas seulement une couleur, mais « une vision esthétique : précieuse, audacieuse et contemporaine ». Gucci a marqué les esprits avec la première collection de Demna, présentée dans un court-métrage avec Demi Moore. Enfin, Missoni a résumé l’air du temps en osant le raccourci, entre mini-robes, shorts retroussés et dos nus graphiques.
Cette semaine milanaise a confirmé l’atout majeur de Milan : réinventer la mode en mariant passé et présent.