©Lalie Van Genechten

Créer la communication d’un événement majeur en seulement quelques jours : c’est le pari qu’ont relevé les étudiants de la HELHa de Tournai. Leur mission ? Donner vie aux 270 ans de l’Académie des Beaux-Arts. Une semaine intense, des idées fortes, et surtout une immersion dans les coulisses du métier.

L’Académie des Beaux-Arts occupe une place essentielle dans le paysage culturel tournaisien. Elle a vu passer des générations d’artistes et continue de former les créateurs de demain.

« Cet anniversaire, c’est plus qu’une fête. C’est l’occasion de rappeler l’importance de l’Académie dans la vie culturelle locale », explique un membre de l’équipe pédagogique.

Un événement pensé comme un vrai projet professionnel

Pour ce séminaire d’intégration, l’école a été divisée en six “agences”, chacune fonctionnant comme une équipe de communication complète. Chacun avait un rôle précis. Chacun devait contribuer à la cohérence générale. Bref : comme dans une vraie agence.

Et avant tout, il a fallu trouver une direction artistique. Le point de départ ? Un moodboard. Un tableau d’inspirations, mais surtout une boussole créative permettant de définir une ambiance, un ton, une identité. C’est à partir de là que tout a commencé à prendre forme.

Ensuite, tout s’est enchaîné : analyse SWOT, objectifs SMART, rétroplanning, identité visuelle, goodies, dossier de presse, invitation numérique, calendrier éditorial… Une semaine pour tout concevoir. Pas une minute à perdre.

« Travailler sur tous les aspects d’un événement nous pousse à voir large, mais aussi à rester précis. On doit faire des choix. Assumer ces choix. Et surtout construire une ligne directrice », confie une étudiante.

Une manière de comprendre que la communication événementielle ne se résume pas à de belles images.
C’est une mécanique complète, où chaque détail compte.

Quand communication, culture et journalisme se rencontrent

Mais un événement ne vit pas que par son visuel. Il faut aussi le raconter, lui donner une voix, une histoire. C’est là qu’intervient le volet journalistique.

Les étudiants ont réalisé un article et un reportage : deux formats simples, mais essentiels, pour révéler les coulisses, donner du contexte et rendre l’événement lisible pour tous. Un exercice qui demande de sélectionner l’essentiel et de choisir les mots justes. 

En parallèle, la dimension culturelle occupait une place de choix. Comment célébrer 270 ans d’histoire ? Comment mettre en valeur les étudiants, les œuvres, les lieux ? Expositions, performances, installations immersives, ateliers… Les idées ont fusé, parfois classiques, parfois audacieuses, mais toujours ancrées dans le sens.

« On comprend vite que culture et communication avancent ensemble. L’événement ne prend forme que si on lui donne du sens et si l’on parvient à le partager », ajoute un participant.

Une semaine dense, créative et formatrice

Dans quelques jours, chaque agence présentera son concept final.  Les premières ébauches annoncent déjà des propositions variées : certaines sobres, d’autres plus audacieuses, mais toutes clairement structurées.

Les enseignants s’attendent à découvrir :

– des identités visuelles complètes,

– des rétroplannings précis,

– des stratégies numériques solides,

– des goodies pensés pour marquer les visiteurs,

– et des scénarios d’événement capables de toucher différents publics.

Le rythme a été soutenu. La charge de travail importante. Mais l’enthousiasme, lui, n’a jamais faibli.

« Nous avons vraiment eu l’impression de fonctionner comme une agence. On devait s’organiser, se répartir les rôles, prendre des décisions rapides. C’était intense, mais très formateur », confie une étudiante.